Prise de position

Prise de position-LUI pour ou contre liberation de la femme_image02_Gauloise de Nuits
Le sexe, c’est compliqué.

Avant c’était simple :

« Viens par ici, »
« Ok » ou « J’ai mal à la tête » (ça changeait rien à la suite.)
« À la prochaine. »

(Et « merci », uniquement si on était sur une affaire qu’on voulait quand même faire durer jusqu’à la prochaine cueillette de Printemps, pour se réchauffer l’hiver et montrer que l’on savait faire force de civilité.)

Cette scène relatée dans La Guerre du feu (Jean-Jacques Annaud, 1981) où, pour la première fois, l’homme se fait sucer par jeu alors que l’habitude était plutôt à la saillie à sec est un des moments les plus importants de l’humanité et change toutes les règles du jeu.

Le cinéaste l’avait déjà très bien compris.

Donc, pour en revenir à nos affaires, avec le temps, les us et coutumes n’ont pas perduré et se sont transformés en nouvelles règles impitoyables.

A commencé à germer l’idée de l’égalité Homme/Femme qui est un concept formidable, ne vous méprenez pas sur ma vision de la chose mais quand même…

Alors, ce n’est pas le « mais » de
« Je ne suis pas raciste mais… »,
Pas du tout.

C’est un  « mais » qui demande juste qu’il y ait interrogation.

Pourquoi interrogation ?

Parce que le principe même de l’Égalité dans l’acte sexuel est débile.
Une femme, c’est pas un homme mais aussi, vice versa.
Le principe serait plutôt celui de la complémentarité.

Mais cette complémentarité ne peut être réelle qu’à partir du moment ou chaque partie reconnaît et valide les différences de l’autre.
L’homme veut être le patron, au lit parce qu’il a une bite et que c’est comme ça.
De toutes les manières, ça fait 2 générations qu’on le lui inculque à travers des chaînes comme Youporn et la situation n’a pas l’air d’évoluer.

Du coup, il est cool de laisser ce rôle à Monsieur, même si, bien évidemment, il faut que Madame laisse libre cours à son imagination et sa gestuelle pour être en adéquation avec Monsieur.
Elle se doit d’être force de proposition pour marquer son approbation au statut conféré.
Gloutonne car amoureuse, de la bite et de l’homme qui la porte, et qui, bien évidemment, la fait jouir à chaque coup de butoir et tout ça, tout ça….

Sauf que les filles c’est pas ça.

C’est comme l’amour, c’est compliqué.

Prise de position-Samson et Dalila_Gauloise de Nuits

Bien sûr il faut être présent, laisser de la liberté, être Galant et Bad boy en même temps, père et amant, etc.

Oui. Père et amant, on n’en parle pas assez pour les hommes.
On parle de la Maman et la putain, de la maîtresse de maison qui doit aussi être une maîtresse au lit mais pas de la même chose pour les hommes.
Bien sûr, il y a le côté autoritaire du père qui alimente le coté Bad boy mais je suis pas sûr que le : « Je compte jusqu’à trois et je viens te mettre une fessée » ait jamais été pris comme source de phantasme pour la mère de mes enfants.

Il faut être prévenant, ne pas être insistant, être tendre et brusque, être prêt à dégainer, même quand on vient de lécher une chatte pendant 15 minutes et que, du coup, on bande moyen.
Il faut être tout ça et on est super prêts à l’être mais du coup, faut que ce soit plus souvent et dans de meilleures qualités, les filles, que vous nous accordiez la possibilité d’être vos étalons.

C’est comme ça.

Je crois que les filles ne comprennent pas ce besoin physiologique et aussi mental qu’est la nécessité d’honorer sa compagne de sa présence.
Et c’est là tout le problème.
La posséder, savoir qu’elle est à nous, nous appartient, car on est dedans reste le moteur (avec le besoin physique et aliénant de jeter sa gourme) de la relation sexuelle qu’entretient l’homme avec la femme.
Cette prise de possession doit être comprise et exprimée positivement par la femme lors de l’acte.
C’est essentiel pour que la relation soit, justement, complémentaire et juste.

Prise de position-Cul offert rhooo_Gauloise de Nuits

Dans une relation, disons normale, le réflexe de la mise en place de contentements exprimés par le regard ou parfois par la parole se doit d’être une sorte de norme.
Elle permet à chacun de savoir où en est l’autre de son rôle, de sa jouissance, de son plaisir.
Elle permet de diriger, assez simplement et sans grand engagement, chacun des protagonistes d’un rapide mais précis « topo» de la situation et permet de remédier à un manque si l’un des acteurs du jeu est un peu en perte de vitesse ou d’intérêt.

Vraiment, Mesdames, un petit mot de temps en temps, flattant l’ego du mâle est le bienvenu.

Un simple encouragement peut permettre d’atteindre des moments de béatitude, tout comme je conseille à chacun, de ne pas hésiter à s’exprimer sur la beauté des formes de ces dames dans le langage qui lui sierra le mieux.
On peut tout à fait dire la même chose à une femme en lui disant « qu’elle est belle » ou « qu’elle est bonne ».
J’entends déjà d’ici les cris d’orfraie à la simple lecture de cette phrase et je vais donc m’en expliquer.
Si, dans votre langage quotidien, dire d’une femme « qu’elle est bonne » est un standard, passez votre chemin.
Point de cela ici.

En revanche, si vous êtes capable de déceler chez une femme :
• une nouvelle coiffure,
• un balayage simple,
• que vous savez être à l’écoute,
• l’observer dans sa féminité
• que vous lui servez naturellement, car vous savez de quoi vous parlez, du « Il est beau ce nouveau Haut Isabel Marant »
• d’apprendre d’elle pour mieux la connaitre

Et que vous êtes, disons un être normal, un Gentleman, pour simplifier, vous pouvez, pendant l’acte, lui livrer un « Tu es bonne » qui flattera son statut, son ego car il sera exempt de toute connotation vulgaire, bien au contraire.
Je ne dis pas que « tu es bonne » est la règle, je dis juste que le mot, quel qu’il soit pendant l’acte doit être placé au bon moment et au degré possible pour que personne ne soit choqué totalement.

Chaque femme a des limites différentes en ce qui concerne les mots crus et des mots sont imprononçables pour certaines, mais un encouragement râlé, à minima, peut aider à flatter la position du mâle qui s’évertue à essayer de vous faire jouir. (Nous parlerons de la simulation positive un autre jour.)

J’ai connu par exemple une fille qui a joui directement comme une fontaine quand je lui ai demandé de me dire qu’elle était « une salope ».
Dès qu’elle a prononcé ces mots, elle s’est liquéfiée, totalement car elle aimait le fait d’être considérée comme telle pendant ce moment particulier qu’est l’acte sexuel.

Surtout,
On ne force pas une femme à dire qu’elle est une salope !
Même si on sait qu’elle l’est.
C’est un moment qui doit être fait en symbiose.
Si vous attaquez, messieurs, par un « T’es qu’une salope ? », à moins de tomber sur une grosse joueuse, vous risquez l’incident diplomatique .
Si vous connaissez la propension de votre compagne pour ce genre de sports, amenez la doucement sur le terrain .
Un simple :
« Tu sais ce que tu es ? »
« Non ? »
« A ton avis »

Est un moyen habile, comme disent les Bouddhistes d’amener votre partenaire à vous livrer des choses que vous ne soupçonniez même pas et de bons sujets de conversation, voir de joutes, bien évidemment, orales pour le futur.

Si vous sentez que ça va coincer, au ton du « Non ? », glissez un « vraiment belle » qui vous permettra de sauver la face en toute quiétude besogneuse.

Prise de position-Groupies-Beatles_Gauloise de Nuits

Le plaisir qui peut être « égalitaire » dans sa distribution nous met surtout en face des rôles que chacun doit jouer dans notre société après la naissance du féminisme moderne, en 1963, année de ma naissance.
Se conformer à la loi du genre dans le cadre du jeu sexuel me semble le meilleur moyen de permettre aux femmes de s’émanciper, à l’heure actuelle, et d’accéder à cette égalité que tous les hommes sensés souhaitent entre les deux sexes.

Le plaisir est totalement diffèrent selon le sexe et le savoir signe qu’on est à l’écoute des désirs de cet être égalitaire que l’on a en face de nous, de cette personne que justement, on aime, en tous les cas, physiquement.

Mon prochain billet : Touffe ou Ticket. 

 

Sources images : Couv LUI >www.le-livre.fr/ Samson et Dalila > chroniqueducinephilestakhanoviste/ Fille de dos >www.boumbang.com/Groupies des Beatles >i-d.vice.com

Previous Post Next Post

You Might Also Like

1 Comment

  • Reply Sahalomé 9 novembre 2017 at 12:49

    Impressionant comme je ne me reconnais pas dans cet article…

    La plupart de mes plans culs répondent pourtant à cette description, la fragilité de l’égo masculin, le besoin d’être rassuré, verbaliser beaucoup pour qu’il sente qu’il est sur le « droit chemin ». Sauf qu’en fait de droit chemin, à force de verbaliser pour que monsieur puisse tenir sa gaule en toute quiétude, je perds le mien. A force d’être la cheerleader de ses coups de rein je finis par me retrouver dans la position du commentateur sportif, sur le côté.
    La même pour les compliments sur mon physique qui ont perdu en saveur avec les années : Oui je sais que je suis bonne, tu crois m’apprendre quoi ?

    Le meilleur coup de ma vie était un homme, beaucoup plus âgé, si toutefois ceci explique cela mais je n’en suis pas sure, qui n’avait pas besoin de ça. Coucher avec lui a même été libérateur parce qu’enfin je mettais mon plaisir au premier plan et il avait la condition physique (comprendre, la gaule sure de celui qui n’attends pas qu’on le flatte pour bander) pour assurer derrière sans inquiétude. J’avais enfin l’impression d’être à égalité face à un homme qui n’a pas peur du vagin et qui ne s’y précipite pas comme un gamin en classe de neige sur la piste, qui n’avait pas peur non plus de mon désir au point de ne pas avoir à me dire que j’étais belle, bonne, ou une salope : je l’étais, on le savait tout les deux, point.
    Relations sexuelles entre deux adultes consentants et ayant laissé leurs insécurités à la porte de la chambre, je souhaite ça à tout le monde plutôt que ce genre de … comédie fanée.

  • Leave a Reply